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  • Up with the birds

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    Je crois que je préfère la mer hors saison. Elle me correspond mieux. J'aurais pu rester longtemps sur les galets, frissonnant, essayant de me réchauffer en remontant le col de mon manteau. J'aurais pu rester des heures les yeux posés sur les vagues, et cette envie irrépressible de partir. Ce ferry pour l'outre-Manche accosté dans le port, que j'aperçois au coin des yeux, qui me provoque, me tente, me teste. 

  • Light a fire, a flame in my heart

    Marcher dans la rue, les écouteurs dans les oreilles. Murmurer les paroles. Plisser des yeux à cause du soleil de ce mois d'octobre. Prendre un plaisir infime à ressortir bottes et collants. Ne plus mettre le réveil pendant dix jours, et savourer la chaleur de la couette avec le chat pelottoné à proximité. Déguster un café en surfant sur le net. Rattraper son retard en séries, lire un bon polar. Aller au cinéma. Cuisiner. Prévoir des balades avec les indispensables. 

    Apprécier le calme, la tranquilité. Savourer cette parenthèse bien méritée. 

    Et, surtout, surtout, surtout, tenir dans ses mains un peu tremblantes l'objet tant convoité.

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    Today is Mylo Xyloto and nothing hurts... <3

  • I'll be waiting

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    Et voilà, tous les jours, c'est un peu pareil. Le réveil (et le portable) sonnent à 5h55. Je me frotte les yeux, je gémis un peu et j'essaye de me rappeler quel jour on est. Le pire étant le jeudi où, systématiquement, je me dis que c'est le dernier jour avant le week-end, mais en fait non, parce que je travaille cinq jours et pas quatre. Je prends ma douche. J'écoute Audrey Pulvar sur Inter, ou Cyril Hanouna sur Virgin, ou les deux, ça dépend de mon humeur ou de l'actu du jour. Oui, j'aime les extrêmes. Je bois mon café en me lissant les cheveux, parce que je gagne du temps comme ça. 

    Je gagne du temps, parce que, c'est comme ça, on me changera pas, j'aime arriver en avance au boulot. J'ai besoin de mes trente minutes avant la sonnerie et le début des cours. Pour faire des photocopies, pour boire un café (oui, encore), avec les collègues qui (comme moi) sont déjà là. J'aime bien le matin, on retrouve toujours les mêmes personnes, et comme je les aime bien, ça va. Tous les matins, maintenant, il y a le nouveau prof' d'espagnol. Qui est vachement sympa. Et qui est géant. Dans les 2m ou pas loin. Moi et mon 1m55, même avec mes talons de pas loin de 10 cm, j'ai l'air ridicule. Surtout quand on va à la cantine ensemble, et qu'on marche côte-à-côte. Ridicule. 

    Et puis, ça sonne. Je monte vers le 1er étage, et le spectacle commence. 

    C'est toujours un peu pareil, mais c'est toujours un peu différent aussi. Parfois,je m'ennuie à mourir parce que j'ai 18 plantes vertes devant moi, qui ne rendent pas les travaux (et pas que dans ma matière), mais qui ont l'air de s'en moquer, et qui ne participent pas vraiment. Au moins, ça repose. Pas besoin de crier, de dire "tais-toi", "retourne-toi", "assieds-toi droit", "enléve ton manteau" toutes les deux minutes. Pas comme avec les autres là, ceux qui sont 32. La classe où tu sens que ça pourrait marcher. Si tu pouvais en enlever 10.  Surtout celui qui s'amuse à couper les cheveux et, maintenant, à agrafer les cheveux d'une autre. Oui, il a apparemment un problème avec les cheveux des autres. Ou il a un grain. Ou les deux. Bref, mais comme tu ne peux pas enlever  ces 10 élèves, ton cours, il est usant, trop bruyant, et pas du tout agréable. D'autre fois, je retrouve mes Terminales, que je suis depuis deux ou trois ans. Là, je me sens un peu fière parfois. Parce que tu vois que ça roule. Que ça progresse. 

    Et puis, parfois, quand je fais l'appel, je pense à cette élève, qui ne reviendra probablement pas cette année. La faute à la maladie qui lui pourrit la vie depuis trois ans, la faute à la greffe qui devient essentielle, vitale. Je pense à cette gamine exceptionnelle, toujours pleine d'entrain, et de courage. Lui envoyer des messages, comme ça, parce que je pense à elle, souvent. C'est comme ça, quand tu t'investis trop. Ne pas arriver à se sortir les élèves, leurs problèmes, leurs difficultés, de la tête. Mais, je ne sais pas être différement, je ne sais pas faire autrement. Je n'imagine pas enseigner sans m'investir. Je ne comprends pas ces collègues qui s'en foutent. Qui font cours, et basta. 

    Tous les jours, c'est un peu pareil. Je rentre, j'ai un semblant de vie sociale, mais ça ne m'empêche pas de me sentir un peu seule aussi. Je me change les idées pendant 30 ou 40 minutes devant le nouvel épisode d'une des rares séries que je suis encore. J'écoute BFF me raconter sa vie sentimentale, et j'ai l'impression que tout le monde avance autour de moi et que je reste bloquée. 

    Tous les jours, c'est un peu pareil. Je me laisse porter. Je suis dans un perpétuel entre-deux. 

    Et surtout, je suis incapable de trouver la moindre cohérence à cette note. 

  • Vice(s)

    Je m'attele enfin au tag d'Elisabeth. Le but, choisir un ou plusieurs vices, et le(s) prendre en photo. J'ai eu du mal à choisir et à trouver une idée à vrai dire. Aussi parce que le terme de vice me bloquait un peu. Bref. Tout ça pour dire qu'après mûre réflexion...

    ...mon vice, c'est acheter des robes. 

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    (ceci est un échantillon de mon placard, ça vient de Camaïeu / Promod à 99%) 

    En fait, depuis quelques temps, ma tenue, c'est presque systématiquement robe / gilet / chaussures ou bottes à talons / collier fantaisie. Voilà. Parfois, une jupe. Très rarement un jean. 

    Mais, j'aurais pu aussi vous parler de ma gourmandise à l'aide d'une photo d'un pot de Nutella (mais j'en ai pas chez moi, je fais attention en ce moment) ou d'un pot de crème de marrons (mon péché mignon) (mais idem que pour le Nutella).

    Sinon, je suis accro à mon portable. Et à Internet. Et à Facebook. Et à Twitter.

    (et j'aime aussi parfois critiquer / dauber).