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    Il y a certaines choses que je n'ai pas envie de raconter. Pas ici, pas comme ça. Parce que c'est trop intime, ou que ça fait un peu trop mal. Depuis vendredi et son message me disant qu'il préférait qu'on en reste là, parce qu'il n'était pas pour le moment celui qu'il me fallait, parce que je suis arrivée au mauvais moment pour lui. Je suis perdue. Je ne néglige aucune possibilité, ni celle de rester là, ni celle d'arrêter, ni celle de continuer ailleurs. Je crois que j'ai juste besoin d'une pause. A tous les niveaux.

    Je vais bien, ne vous en faites pas. Le temps finira par tout guérir.

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    Tu sais, je crois qu'au fond, je ne sais pas ce que je veux. Je dis que je fais une pause, et me voilà, tapant sur le clavier, avec absolument aucune idée de ce que je vais bien pouvoir raconter. Je me pose trop de questions. Je souris en lisant ses sms, les petites taquineries et le plaisir mutuel que je devine à l'idée de se revoir. La boule au ventre. La peur de tomber. Ne pas savoir ce qu'il ressent, veut. L'envie, la peur, l'anticipation, la peur, le manque de confiance, le trouble, l'envie d'avancer. Tout ça se mélange, et se brouille un peu dans ma tête.

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  • This is SO going in my blog

    A l'heure où vous lirez cette note, je serais probablement en train d'attraper une belle migraine en épluchant des dizaines de dossiers d'admission pour les post-bac chez les Toques Blanches. Je ne sais pas bien pourquoi on m'a convoqué. Sans doute parce que je ne sais pas dire non, sans doute parce que je ne travaille pas le vendredi, évitant ainsi que des élèves perdent des cours, et sans doute aussi un peu parce que je vais connaître une bonne partie des individus derrière les dossiers pour les avoir eu deux ans dans ma classe. Bref, tout ça pour dire que ça craint.

    Oui, ça craint, parce que j'avais bien besoin de ma grasse mat' du vendredi (comprenez dormir jusqu'à 9h, oui, c'est ça la grasse mat' pour moi). Ca craint parce que j'avais prévu d'aller faire les magasins de meubles avec ma mère pour son nouvel appartement. Mais surtout, ça craint parce que je vais donc passer la semaine sans voir ModernBoy.

    ModernBoy qui est, et je suis ravie de te l'annoncer en exlu' mondiale petit lecteur de blog, CELIBATAIRE. Oui Madame.

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    ModernBoy avec qui j'ai passé plus de 3h samedi après-midi à parler / rire / faire connaissance. Rien de plus, mais quand même, j'avais un peu le sourire en rentrant chez moi. ModernBoy qui est beau. Qui a un beau sourire. Qui a un chat. Qui dessine. Qui n'est pas casé (je sais, je l'ai déjà dit). Qui me plaît quand même grave à priori. Qui me fait écrire un peu n'importe comment, mais que voulez-vous, c'est l'émotion. Et surtout, qui est arrivé pile au bon moment.

    La semaine dernière, je suis entrée dans une phase "colère" / "haine" / "légère mauvaise foi" vis-à-vis de PokerBoy. Je ne voyais (vois ?) que ses défauts. J'avais (ai) presque envie de lui mettre une gifle. Heureusement pour lui, il était absent des couloirs du Lycée. Et hier, j'ai réussi à lui "bonjour, ça va" presque comme si de rien n'était. Et je n'attends plus qu'une chose : la fin de l'année, pour qu'il parte, et que je ne le vois plus. Il y a quelques jours, j'ai finalement réussi à effacer tous ses sms de mon portable. J'avance.

    Et puis, il y a cette fin d'année qui file à toute vitesse. Les week-end qui s'annoncent chargés, entre le déménagement de mon père (qui s'installe avec son amie) (et qui est très sympa au fait, j'avais oublié de vous en parler), Roland-Garros (28 mai, j'ai hâte), les derniers cours à finir, les bulletins, les copines. Et ModernBoy, évidemment.

  • Instantanés

    Mardi après-midi. Dans le couloir avec Collègue d'Espagnol et Collègue d'Allemand. Trois de nos chers Terminales arrivent. Parmi eux, A., un grand un peu costaud de 18 ans qui, quand il parle ou pose une question (souvent un peu stupide), a l'air d'un gamin de 6 ans. "Ola" dit-il pour saluer Collègue d'Espagnol. "Güten Tag Fraulein" pour Collègue d'Allemand. Et puis, avec son sourire de gosse. "Désolée Madame, je ne sais pas dire bonjour en ancien". Eclat de rire général. Fraulein lui propose une révérence, ou "gente Demoiselle". Et moi, en passionnée de la Révolution française, lui propose d'adopter le salut révolutionnaire. "Salut et fraternité. Mais attention, pas de Mme, à l'époque, c'était citoyenne, et le tutoiement était de rigueur, mais ça, A., on va s'en passer".

    Et voilà comment pendant deux jours, les trois garçons m'ont gratifié d'un "Salut et fraternité citoyenne" à chaque fois que je les croisais. L'un d'eux a même osé le tutoiement, un brin rougissant.