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  • Hey stranger

    Dimanche après-midi, 16h30. Je bosse depuis 10h ce matin. Alors, j'ai bien le droit de m'accorder une pause. Un café viennois posé à proximité. Ca me rappelle un peu l'Italie, et ces cinq jours magiques qui me semblent déjà un peu loin, et ça me fait aussi penser au beau serveur du café près du Colisée. Même si son chocolat était bien meilleur que le mien. Je n'ai pas encore répondu à vos commentaires. Mais ne croyez pas que c'est par désintérêt, bien au contraire. Je suis toujours un peu étonnée de vos réactions, toujours compréhensives, et qui font du bien au moral. Non, je n'ai pas répondu parce que c'était la semaine de rentrée, et qu'à part faire cours, faire des montagnes de photocopies, passer du temps au téléphone et regarder un peu la télé (et twitter), je n'ai pas eu le temps de faire grand chose. Ni l'envie d'ailleurs.

    Le lundi que j'appréhendais tant s'est passé sans événements particuliers, et c'est à peine si je l'ai aperçu. Et comme je me croyais un peu guérie, jeudi je n'ai pas été sur mes gardes et je me suis retrouvée à lui parler et à lui avouer que, oui, il me fait souffrir, que oui, il faut que je l'oublie. Et que oui, en fait, je ne sais pas vraiment ce que je veux. Raison et sentiments, voilà, ça résume bien le tout.

    Alors, tant qu'à faire, j'ai fini par envoyer le mail dont je vous parlais à un copain de promo. Qu'on va désormais appeler TennisBoy, parce que j'en ai envie et que ça lui va bien vu qu'il est aussi prof' (et amateur) de tennis. Et quand on y pense, TennisBoy est un peu mon mec idéal. Prof' d'Histoire-Géo ET prof' de tennis, je me demande pourquoi je n'y avais pas songé plus tôt. Je sais bien qu'à l'époque où on était prof' stagiaires à l'IUFM, ça jasait un peu parmi la promo parce qu'on passait pas mal de temps tous les deux en formation, qu'on se mettait tout le temps tous les deux quand on devait faire des groupes de travail et qu'on s'était emmerdé en coeur lors du voyage organisé par nos profs (les haies à jalons, ça crée des liens) (croyez-moi). En fait, en y repensant, je me dis que j'ai sans doute laissé passer une opportunité, vu que l'année où on préparait l'Agrég' (qu'on a pas eu tous les deux), on se voyait tous les jours à la bibli'. Bref, un mail via FB (où il ne met rien, même pas une photo, et ça, c'est nul) plus tard, il est ok pour boire un café ou un verre d'ici la semaine pro'.

    Mais le grand événement de la semaine a été vendredi soir. Concert d'AaRON. 2h de queue entourée d'adolescents (dont un insupportable qui m'a bousculé sans s'excuser une fois, et a manqué de me balancer son mégot de cigarette dans le visage), je me suis retrouvée au premier rang, accolée à la barrière. Le concert de vendredi soir m'aura fait réaliser 3 choses :

    1) AaRON en concert, c'est SUBLIME.

    2) Simon, son sourire, son regard, son déhanché sont à se damner. Je suis totalement et définitivement sous le charme. Et toujours un peu sur mon nuage.

    3) Les concerts, le coeur qui bat au rythme de la musique, se défouler, taper des mains et des pieds, ça m'avait drôlement manqué.

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    Toi aussi, joue au nouveau jeu "où est Lizzie ?"

    Il est 16h57, et il faut que je me remette à la préparation de mon super cours qui va être trop bien sur Vichy et l'Etat français. Extraits de vidéos, diaporama sur des affiches de propagande..., je sens que ça va être génial. (oui, je suis modeste) (parfois, ça m'arrive).

  • So you're gone and I'm haunted

     

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    Tu sais, ça fait plusieurs nuits que je dors mal. Plusieurs jours que j'appréhende ce lundi de rentrée. Ce n'est pas le fait de retourner travailler, non. Je me suis bien reposée pendant ces vacances, je suis à jour dans mon travail, et mon emploi du temps de mars sera agréable grâce à trois classes en stage. Non, je dois avouer que c'est à cause de toi. Je suis un peu lâche en fait tu sais. Mais tout était tellement plus simple, enfin plutôt moins compliqué, quand ton ombre ne me guettait pas au détour des couloirs. Trois semaines sans te voir. Il paraît que tu t'étais blessé, sans doute à l'entraînement de volley, c'est pour ça que tu n'étais pas là avant les vacances. Et pourtant, contrairement à la dernière fois, je ne t'ai pas envoyé de sms pour prendre de tes nouvelles. Tu as dû te demander pourquoi, peut-être même être un peu déçu. Ou t'en moquer d'ailleurs. Finalement, je n'en sais rien. Parce que cette conversation autour d'un café, cette conversation dont j'aurais et dont j'ai toujours besoin, on ne l'a pas eu. Et puis, la semaine dernière, c'était ton anniversaire. Je ne l'ai pas oublié. J'y ai même beaucoup pensé. J'ai failli te le souhaiter, et puis, je me suis dis que ça n'allait servir à rien. Alors je n'ai pas envoyé ce sms. Parce que nous le savons, tous les deux, il faut que je t'oublie. Et pourtant, je me sais encore faible. Je sais que mon cœur va palpiter quand je vais te croiser dans un couloir ou en salle des profs. Je sais que ton regard va me troubler. Peut-être que tu viendras me faire la bise, et me demander des nouvelles. Je sais que je vais devoir résister. Et que je vais sans doute échouer. Je sais qu'il faut que j'avance. Que cette non-histoire a déjà trop duré. Parfois, je me surprends à penser à quelqu'un d'autre. Il y a ton collègue pion, tu sais, le grand brun prof de batterie qui s'arrête parfois me dire deux mots en passant devant ma salle ou à la photocopieuse. Il y aussi un copain de promo', qui m'annonce au bout de deux phrases anodines pour prendre des nouvelles que sa copine l'a largué peu avant son opération il y a quelques semaines. Il est prof d'histoire-géo', comme moi, et en plus, il aime le tennis. Je suis toujours demandé s'il ne m'aimait pas bien l'année où on était à l'IUFM ensemble. J'avais promis à ma copine C. de lui envoyer un mail, il va falloir que je le fasse.

    Et puis, il y a cette chanson qui me fait à toi, à "nous", à tout ça. Elle est un peu niaise sans doute, mais peu importe, elle me parle et me touche beaucoup ces derniers temps. Sans doute parce qu'elle dit mieux ce que je ressens que mes propres mots.

     


    Goodbye, my almost lover
    Goodbye, my hopeless dream
    I'm trying not to think about you
    Can't you just let me be?

    So long, my luckless romance
    My back is turned on you
    I should've known you'd bring me heartache
    Almost lovers always do

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