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music_is_my_dead_end__by_tylko.jpg

Y a des chansons comme ça. On ne sait pas pourquoi, mais elles nous parlent. Elles nous donnent des frissons, des papillons dans le ventre, tout ce que tu veux. Mais tu les aimes de cet amour bizarre, tu sais, celui que tu ressens pour trois accords de guitare, une jolie rime, une série, une scène de film, un personnage de fiction, un roman. Tu les connais par cœur à force de les écouter, tu les chantonnes comme ça, sans raison, et tu ressens l’envie de les écouter quinze fois par jour.

 

Y a des albums comme ça, qui sont juste des petites pépites. Qui sont réussis de A à Z, et dont tu aimes tout, enfin presque tout. Y a que la pochette qui te fait un peu grincer des dents, mais c’est pas bien grave au fond. Ou une chanson que tu aimes un peu moins les autres, mais c’est pas bien grave non plus.

Y a des artistes comme ça, qu’on suit depuis longtemps, et qu’on suivra longtemps. Qui font partie de ces rares dont on achète l’album sans l’écouter, parce que c’est comme ça.

« Tu sais je claque des dents toute la nuit
Et je vole au dessus de l’océan, sombre comme la tombe où repose notre amour.
Ceci est mon corps et mon sang.
Te souviens-tu qu’on avait un rencard ? Te souviens-tu m’avoir oublié ?
Mais je ne t’en veux pas, non…si, non, enfin si…je t’en veux un peu quand même.
Putain ce que j’suis crevé, putain j’peux même plus m’endormir, à laisser passer les taxis vides.
Les mêmes p’tits trous, mêmes journaux, mais la machine tourne à vide.
7h du matin sur les boulevards, j’ voulais juste les mêmes choses que tout le monde.
Et le temps est dégueulasse, et notre amour boit la tasse.
Et je tourne toute la journée, et toi tu sais pas comment entrer,
Et je tourne toute la journée, sous les ponts, noyé dans l’alcool,
Toi que j’ai connu vivante comme une folle.
Dépression n°7, chérie mais la vie nous met en miettes,
Et je claque des dents, devant tout ce verre brisé.
Poésie jetée par les fenêtres, et le génie qui se débraguette.
Dépression n°7, au moins je t’aurais laissé que des lettres.
Et je tourne toute la journée, et toi tu sais pas comment entrer,
Et je tourne toute la journée, sous les ponts, noyé dans l’alcool,
Toi que je t’ai connu vivante comme une folle.
Je suis pas Roméo, mais toi t’es pas Juliette.
Tes cents sales rumeurs feront bis dans ma tête,
Chérie, et dépression n°7,
Chérie, c’est pas là que ça s’arrête, chérie. »


podcast

Commentaires

  • « Je suis pas roméo mais toi t’as pas juliette ». Cette phrase est juste parfaitement trouvée.

  • Raphaël ;)

    En tout cas je me reconnais dans ton billet …

  • J’aime beaucoup ton article :)
    Que serait le monde sans musique ?!

  • Moi c’est l’album de Jeff Buckley qui me fait ça. hhmmmmm *soupir mélancolique pourquoi c’est les meilleurs qui se noient toujours en premier*

  • Aaah Raphaël…

  • « Sans la musique, la vie serait une erreur » disait Nietzsche ( et pour faire un écho à Illy) : on a toutes un chanteur/groupe qui nous fait cet effet-là :-)

  • Depuis caravane, j’ai du mal avec Raphaël…
    Mais je suis d’accord, on a tous un chanteur, un album, une mélodie qui nous fait ça…

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