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  • Vieillir, c'est devenir une quiche à Mario Bros

     

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    C’est ce que je me suis dit pas plus tard que le week-end dernier, alors que je n’arrêtais pas de perdre au niveau 2.4 de Super Mario Bros sur DS et que j’avais emmené ma console histoire d’occuper l’heure de train entre chez moi et la capitale. Pensez donc. Quand j’avais même pas dix ans, je jouais à Mario sur ma première Nintendo, et j’arrivais à finir tous les niveaux. Et là, je suis nulle.

     

    Bon, en fait, ce n’est pas du tout ce que j’avais envie d’écrire, mais j’avais quand même envie de le dire.

    Je crois que depuis septembre, c’est la première fois que je suis si heureuse d’être en week-end (oui je n’ai pas cours le vendredi, vous avez le droit de me détester) et de franchir le seuil de mon appartement pour y retrouver… le silence. Plus d’ado’ dans tous les coins, pas de bruit. Je suis épuisée. Trois jours sans avoir à dire « chut ». Trois jours sans avoir à répéter les mêmes phrases plusieurs fois. Trois jours sans répondre à des questions. Le pied ! J’aime mon métier. Mais, parfois, je sature. Il faut dire que la semaine a été un peu éprouvante. Il a fallu faire mon travail de P.P et s’occuper des problèmes de comportement / discipline de mes chers élèves. Le projet journal. Les copies. Sans compter le cas d’une élève qui me/nous préoccupe beaucoup étant donné, qu’à 15 ans, elle a fugué de son foyer et qu’on ne sait pas où ni avec qui elle est…

    Heureusement que pour équilibrer tout ça, il y a les bons moments. Les cours qui se passent sans heurts, les élèves curieux qui posent des tas de questions. Les voir comprendre, apprendre, progresser. Et les remarques qui font plaisir. « Tu sais, je voulais te dire, en faisant le bilan avec la classe, ils m’ont dit qu’ils aimaient beaucoup ton cours, qu’ils adoraient y aller« . Les dizaines de « bonjour » récoltés dans les couloirs. Les anciens élèves qui s’arrêtent pour discuter deux ou trois minutes.

    Je crois aussi que j’ai un peu de mal à récupérer de ce fantastique week-end tennistico-parisien de la semaine dernière. Bercy, deux jours de tennis, une ambiance de folie, deux copines dont une blogueuse devenue je crois un peu plus que cela, de l’adrénaline. Cocktail réussi.

    Alors, pour les trois jours à venir, j’avoue que j’ai surtout envie d’un peu de calme, de solitude. Pourquoi pas un cinéma, ou une balade. Une grasse-mat’, quelques épisodes de HIMYM. De manger du Nutella à la cuillère…

  • ****

     

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    Y a des chansons comme ça. On ne sait pas pourquoi, mais elles nous parlent. Elles nous donnent des frissons, des papillons dans le ventre, tout ce que tu veux. Mais tu les aimes de cet amour bizarre, tu sais, celui que tu ressens pour trois accords de guitare, une jolie rime, une série, une scène de film, un personnage de fiction, un roman. Tu les connais par cœur à force de les écouter, tu les chantonnes comme ça, sans raison, et tu ressens l’envie de les écouter quinze fois par jour.

     

    Y a des albums comme ça, qui sont juste des petites pépites. Qui sont réussis de A à Z, et dont tu aimes tout, enfin presque tout. Y a que la pochette qui te fait un peu grincer des dents, mais c’est pas bien grave au fond. Ou une chanson que tu aimes un peu moins les autres, mais c’est pas bien grave non plus.

    Y a des artistes comme ça, qu’on suit depuis longtemps, et qu’on suivra longtemps. Qui font partie de ces rares dont on achète l’album sans l’écouter, parce que c’est comme ça.

    « Tu sais je claque des dents toute la nuit
    Et je vole au dessus de l’océan, sombre comme la tombe où repose notre amour.
    Ceci est mon corps et mon sang.
    Te souviens-tu qu’on avait un rencard ? Te souviens-tu m’avoir oublié ?
    Mais je ne t’en veux pas, non…si, non, enfin si…je t’en veux un peu quand même.
    Putain ce que j’suis crevé, putain j’peux même plus m’endormir, à laisser passer les taxis vides.
    Les mêmes p’tits trous, mêmes journaux, mais la machine tourne à vide.
    7h du matin sur les boulevards, j’ voulais juste les mêmes choses que tout le monde.
    Et le temps est dégueulasse, et notre amour boit la tasse.
    Et je tourne toute la journée, et toi tu sais pas comment entrer,
    Et je tourne toute la journée, sous les ponts, noyé dans l’alcool,
    Toi que j’ai connu vivante comme une folle.
    Dépression n°7, chérie mais la vie nous met en miettes,
    Et je claque des dents, devant tout ce verre brisé.
    Poésie jetée par les fenêtres, et le génie qui se débraguette.
    Dépression n°7, au moins je t’aurais laissé que des lettres.
    Et je tourne toute la journée, et toi tu sais pas comment entrer,
    Et je tourne toute la journée, sous les ponts, noyé dans l’alcool,
    Toi que je t’ai connu vivante comme une folle.
    Je suis pas Roméo, mais toi t’es pas Juliette.
    Tes cents sales rumeurs feront bis dans ma tête,
    Chérie, et dépression n°7,
    Chérie, c’est pas là que ça s’arrête, chérie. »


    podcast

  • How I changed my mind...

    …des fois, je me dis que j’ai vraiment des a-priori à la con. Parce que bon, voilà, ce que j’en avais vu ne me plaisait pas. Et que pour moi l’équation série + bande de copains + New York n’avait que pour seul et unique résultat Friends. Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, en novembre 2010, six ans après tout le monde, j’ai emprunté la saison 1 à BFF.

    Et en ce samedi soir, 22h54, je dois l’avouer. J’avais tort.

    En fait, How I met your mother, c’est génial.

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    (et Ted Mosby, je veux bien être la mère de tes enfants) (et Robin est géniale) (et je veux des amis comme Lily et Marshall) (et Barney).

    (m’enfin, n’exagérons pas non plus, Friends est encore plus ‘awesome‘ que HIMYM)

  • ***

    La première note, c’est toujours la plus facile. C’est avec la deuxième que ça commence vraiment…

    Je suis une fille à listes. Choses à faire. Rendez-vous à prendre. Cours à préparer, photocopies ou impressions pour mes Toques Blanches. Horaires du cinéma. Rien que pour le moment où je peux cocher d’une croix la petite case que je dessine systématiquement au bout de chaque ligne de chaque liste. Moment de joie, respiration, sensation du travail (bien) fait. Mais voilà, en ce moment, rien ne va, les listes se rallongent, et moi je n’ai qu’une envie : ne rien faire. Enfin si, tout faire sauf ce que je dois faire, évidemment. "Procastination, je te présente Lizzie. Lizzie, voici procastination. Vous allez bien vous entendre toutes les deux je crois".

    Et voilà comment je dois trouver et prendre un rendez-vous chez le véto’ pour ma petite boule de poils (rien de grave, rassurez-vous, juste un rappel de vaccin), me mettre sur le site de la SNCF pour prendre mes billets de train pour le week-end prochain, faire le ménage, poster mes impôts locaux (rien que d’y penser…), faire le ménage, regarder « La Rafle » parce qu’on le montre à mes élèves mardi et je suis motivée pour voir à ce film à un point que ne pouvez même pas imaginer. Mais aussi corriger un paquet de copies, finir mon prochain chapitre de géo’ pour une de mes classes sur la mondialisation (prise de tête, prise de tête) et un chapitre d’histoire sur le citoyen à Athènes et à Rome.

    Et au lieu de tout ça, je traîne en pyjama, rédige cette note. Procrastination, je prononce ton nom.

    (mais là, je vais quand même me mettre au ménage)

    (et écouter ça pour me motiver)